C’est indéniable, le numérique est omniprésent dans notre quotidien. Il nous fait gagner du temps, améliore nos échanges, diminue nos déplacements et accroit le partage d’informations. Ces pratiques, qui s’invitent dans toutes les sphères de nos vies, multiplient nos équipements et accélèrent leur renouvellement, au détriment de l’environnement.

En effet, ces pratiques ont de réels impacts sur la planète : augmentation de la consommation d’énergie et de matières premières, accroissement des émissions de gaz à effet de serre, production de déchets, … Le numérique représente 6,2% de la consommation d’énergie primaire de la France, et 3,2% de ses émissions de gaz à effet de serre. En moyenne, dans le monde, un utilisateur possède 8 appareils. Ce chiffre inclus les smartphones, télévisions, ordinateurs, tablettes, imprimantes, consoles, écrans, objets connectés, etc.

Le problème avec la multiplication des supports, c’est que la majorité de l’impact environnemental du numérique se situe dans la fabrication même des équipements. Leurs usages, même s’ils constituent un moindre impact, ont toutefois leur importance quant à la durée de vie de nos appareils.

Pour exemple, un smartphone est constitué d’environ 50% de métaux, de 40% de plastiques et de 10% de verre et céramique. L’extraction minière de ces métaux, qui constituent la moitié de nos smartphones, est responsable de la destruction d’écosystèmes et de pollution des eaux, de l’air et des sols. Pourtant, il ne s’agit que de la première étape de fabrication. L’impact environnemental du numérique additionne l’ensemble des composantes qui permettent aux outils numériques de fonctionner. De l’extraction des matières premières à la distribution jusqu’à l’utilisation du produit et son recyclage, l’addition coûte cher à la planète.

L’urgence d’un numérique plus responsable

Nos pratiques vont à l’encontre d’une sobriété numérique : écrans toujours plus grands, logiciels de plus en plus gourmands, utilisation massive de la 4G, raccourcissement de la durée de vie de nos équipements, … Le numérique est un phénomène d’influence : 88% des français changent de portable alors que l’ancien fonctionne encore. Publicité massive, offres avantageuses, obsolescence programmée, tout est fait pour pousser à la surconsommation des équipements informatiques.

Au rythme actuel, d’ici une à deux générations, le numérique deviendra une ressource critique non renouvelable. Dépendant de ressources en voie d’épuisement, il est désormais indispensable de stopper l’augmentation de notre empreinte numérique.

Dans ce contexte d’augmentation des usages et des impacts du numérique, Madison s’engage et se labellise Numérique Responsable. Opéré par l’agence Lucie, l’Institut du Numérique Responsable, l’ADEME et le Ministère de l’écologie, ce label est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC).

 

En janvier 2021, le Sénat a examiné, modifié et adopté la proposition de loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France. Elle vise à responsabiliser tous les acteurs du numérique : consommateurs, professionnels du secteur et acteurs publics.

 

Qu’est-ce que l’on peut faire ?

Pour tenter de réduire cet impact environnemental, des habitudes peuvent être mises en place au sein d’une entreprise ou d’un foyer. Tout d’abord, acheter des équipements adaptés à ses besoins : un suréquipement sera énergivore tandis qu’un sous-équipement entraînera un changement de matériel précoce. La location de matériel, l’achat reconditionné ou de seconde main peut également alléger l’empreinte écologique. Lors de l’achat d’un équipement neuf, des labels peuvent indiquer si l’appareil concerné possède des caractéristiques éco-responsables ou non.

Sa durée de vie est également à prendre en compte : l’impact d’un smartphone peut être réduit par deux lorsqu’il est conservé 4 ans au lieu de 2 ans. Prendre soin de son matériel et résister aux tendances devient alors primordial.

Être numériquement responsable, c’est aussi préférer l’usage de la Wifi à celui de la 4G, choisir le format standard au lieu de la HD ou encore opter pour un site web éco-conçu et un hébergeur green. En bref, c’est revoir notre rapport au numérique tout au long de son cycle de vie : de son acquisition à sa gestion des déchets.

 

Il est aujourd’hui indispensable d’intégrer l’impact environnemental du numérique au sein des enjeux RSE des entreprises.

 

Un numérique accessible à tous

Le Numérique Responsable, c’est aussi un numérique accessible à tous. Indispensable dans notre quotidien, l’accès au web pour les personnes en situation de handicap est une nécessité sociétale et une obligation légale. En effet, cela répond à un réel besoin pour les millions de personnes en situation de handicap, mais également les personnes âgées, les daltoniens, les dyslexiques, etc. L’accessibilité numérique permet de favoriser l’inclusion, l’égalité et la non-discrimination des personnes en situation de handicap temporaire ou permanant.

Pour en apprendre plus sur les enjeux environnementaux du numérique, La Fresque du Numérique est un atelier ludique et collaboratif de 3 heures qui vise à sensibiliser et former les participants à ces enjeux. Avec une pédagogie similaire à celle de la Fresque du Climat, l’atelier vise à expliquer les solutions pour un numérique durable, et ouvre la discussion entre les participants sur le sujet.

L’Institut du Numérique Responsable propose également un MOOC en libre accès sur son site. Composé de 4h30 de contenus vidéos, de textes et de contenus interactifs, il offre des connaissances théoriques pour maîtriser les fondamentaux de l’approche Numérique Responsable.

 

 

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